Martine Pommier est cheffe du service aménagement et urbanisme à la DDT du Loir-et-Cher. Forte de son expérience acquise avec l’atelier national des territoires sur Romorantin 1, elle a été la cheville ouvrière de l’atelier flash de Blois en 2021. Elle répond à nos questions sur les enjeux de sa mise en place à Blois et son intérêt pour accompagner une dynamique de revitalisation de centres anciens sur le département.
Diagonal – Quel travail de préparation cet atelier a-t-il nécessité, avant la venue des concepteurs ?
Martine Pommier – Un gros travail amont avait été conduit par la DDT avec l’UDAP [Unité départementale de l’architecture et du patrimoine, service du ministère de la Culture] pour collecter des informations sur l’îlot démonstrateur à retenir. Cela comporte l’exploitation des fichiers fonciers et des visites de terrain. Puis un travail a été engagé avec l’équipe de conception retenue une fois connue – l’équipe constituée autour du POLAU, avant leur venue et la tenue de l’atelier proprement dit. Le tout étalé sur environ 3 mois.
Quel impact cet atelier flash a-t-il eu à l’échelle de Blois et au-delà ?
Le CAUE a recopié et dupliqué la méthode pour l’appliquer aux 17 lauréats du programme petites villes de demain (PVD) du département. Ce format est très apprécié des élus. Sur Blois même, le départ inopiné du chargé de mission action cœur de ville a malheureusement grippé la dynamique engagée. Le projet d’îlot démonstrateur de la ville durable dispose de 3 ans d’incubation seulement dont la première aura peu produit…
L’atelier flash se conjugue-t-il à d’autres démarches locales visant la requalification de son tissu ancien ?
Tout à fait. Blois est lauréat du programme Action cœur de ville (ACV) depuis 2018 et fait l’objet d’une opération de revitalisation du territoire (ORT) depuis 2019. L’annonce des ateliers flashs sur le sujet centre ancien m’a tout de suite évoqué le cas de Blois pour son secteur de plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) avec son château et sa partie médiévale. Le chef de projet ACV a donc saisi la balle au bond !■
Propos recueillis par Florent CHAPPEL
Retour à l’article principal ici
- C.f. “L’esprit de Léonard de Vinci souffle sur Romorantin”, Revue Diagonal, N°212, juillet 2021 [↩]
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Revue Diagonal (4 juillet 2023). Encadré : 3 questions à Martine Pommier autour du montage de l’atelier flash de Blois. Revue Diagonal. Consulté le 22 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/nlsm
